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Vive le printemps ! Cette saison, l’Artichaut zoome sur le sol, et le paysage distille son inspiration dans l’agenda de l’Artichaut : saveurs, images, parfums, musiques, activités manuelles, tous les sens s’éveillent pour fêter ensemble le réveil de la nature.

AVRIL

MAI

Sol & paysage

Le sol c’est la base

Regardez vos pieds… ils sont posés sur ce que nous avons de plus précieux : le sol ! Libre, cultivé ou artificialisé, il a peut-être subi des transformations majeures mais il reste au cœur des préoccupations environnementales ! Nous lui devons notre nourriture, l’air que nous respirons, l’eau que nous consommons et une bonne partie de la biodiversité… quelles meilleures raisons avons-nous d’en prendre le plus grand soin ?

En prendre soin, c’est vital
Vivant, fragile, menacé, le sol connaît en ville, un ennemi majeur : l’artificialisation ! Mais les activités humaines peuvent l’altérer et modifier sa nature. Les sols participent à la régulation du climat grâce au processus d’évapotranspiration des végétaux limitant les phénomènes d’îlots de chaleur. Préserver, améliorer et mettre en œuvre une gestion durable de cette ressource essentielle est l’affaire de tous. Et si nous le faisions ensemble ?

Commencer ensemble, ici et maintenant
A l’Artichaut, le paysage est pour beaucoup d’entre nous un métier et une passion ! Et ce n’est pas par hasard si nous nous sommes installés au cœur d’un quartier urbain très dense, aux premières loges d’une place vide… comme une feuille blanche !
Notre tiers-lieu ouvert, multi-créatif, laboratoire d’expérimentations autour de la fabrique de la ville passe à l’action et quelle meilleure saison que le printemps pour débuter ? C’est donc officiellement que nous déclarons la saison ouverte et que nous décidons de la consacrer à la base : le sol et le paysage !

Un printemps sous le sceau du sol et du paysage
A partir du lundi 12 avril, et tout ce printemps, des expositions ouvertes à tous et des ateliers ouvriront la voie pour s’engager ensemble dans une démarche consciencieuse et ludique autour de ces questions de société très très concrètes.

QUELQUES CHIFFRES
LE SAVIEZ-VOUS ?

 

  • Les sols abritent 25% des espèces vivant sur terre.
  • Il faut de 200 à plusieurs milliers d’années pour former une hauteur de sol d’un centimètre.
  • A peine plus de 10% des sols mondiaux sont productifs et fertiles, c’est-à-dire libres de contraintes pour la plupart des usages agricoles.
  • En France, près de 10% du territoire est artificialisé.
  • La surface des sols artificialisée a augmenté de 36% entre 1992 et 2015.
  • 54 % des énergies renouvelables (bois énergie, biocarburants et résidus agricoles) dépendent du sol en France.
  • 70 % des antibiotiques présents sur le marché sont issus de bactéries du sol.
  • D’ici 25 ans dans le monde, la dégradation des sols pourrait réduire la production d’aliments de 12 % et augmenter de 30 % leur prix.
  • 12 M de ménages français entretiennent 13,5 millions de jardins

Et l’art dans tout ça

Adama signifie terre en hébreu. Adam est façonné de poussière et d’eau et lie son sort de vivant à la terre. Et saviez-vous qu’humain et humus ont la même racine ?
La terre dans l’art ou sous nos pieds porte une empreinte magnétique : elle conserve la trace, ancre la mémoire. Elle porte en elle l’origine et la fin et l’art la considère comme le matériau originel et inspire de nombreux artistes. A l’Artichaut, nous avons adorons le travail de Giuseppe Licari, Humus ! La nature est suspendue et le spectateur se retrouve entre les racines des arbres et leur ombre projetée ; la terre devient l’espace de l’exposition


Les recettes de mars

Julien du Garde-Manger qui prend nos papilles par les sentiments pour un savoureux voyage. Deux produits à l’honneur cette saison : la poire et le panais avec un P comme printemps ! Et vous êtes-vous bec salé ou bec sucré ?
Pour commencer, la poire. Comment ça c’est un produit de saison ? Et oui ! Si elle se récole d’août à novembre, on la trouve sur les étals jusqu’au mois d’avril ; elle se conserve très bien au frais, et une semaine dans le compotier. Quand elle est à point, il ne faut pas traîner… c’est le moment de la croquer ou de la cuisiner !
Le panais quant à lui est un légume-racine qui se récolte au fur et à mesure des besoins, comme les carottes auxquelles, si ce n’est sa couleur blanche, il ressemble beaucoup. Longtemps oublié, il revient sur les tables les plus raffinées, pour son goût prononcé et ses qualités nutritionnelles. Catalogué légume d’hiver, il en reste encore chez votre maraîcher ! En potage, purée ou pour pimper un rôti, c’est le moment de le cuisiner !